Une nouvelle saison de conférences – 2 Peinture hollandaise

L’âge d’or de la peinture hollandaise au XVIIe s

La république des Sept-Provinces-Unies des PaysBas correspond aux sept provinces du Nord qui se sont émancipées du joug espagnol. Menées par Guillaume d’Orange, dit le Taciturne, elles se révoltent contre le gouverneur du roi à Bruxelles, le duc d’Albe (notamment contre l’absolutisme, les impôts immodérés, les persécutions contre les protestants…). Le pays dispose de centres d’édition et d’universités brillantes. Une riche bourgeoisie commerçante soutient l’éclosion de nouvelles formes artistiques bien éloignées des scènes historiques et religieuses traditionnelles. Plus de cinq millions de tableaux sont alors produits aux Pays-Bas ; portraits individuels, portraits de groupe, natures mortes, paysages et scènes de genre dominent la peinture hollandaise: le siècle d’or.

24/9 ➤ Les Provinces-Unies, un nouvel État sur l’échiquier européen – Jérôme Buisson, historien de l’art

Le 26 juillet 1581, par l’Acte de La Haye, les sept provinces du nord des Pays-Bas, alors sous l’autorité du roi d’Espagne, obtenaient leur indépendance et constituaient une fédération des Provinces-Unies appelée République des Sept Pays-Bas Unis (Republiek der Zeven Verenigde Nederlanden). Les institutions politiques aménageaient une large décentralisation au profit de chaque province. Les militaires et la bourgeoisie d’affaires parvinrent à établir une république tolérante et prospère qui devint la nation la plus riche de l’Europe du XVIIe siècle.

1/10 ➤ La Compagnie des Indes orientales – Verenigde Oostindische Compagnie – VOC – Jérôme Buisson, historien de l’art

Fondée en 1602, la VOC, Compagnie des Indes orientales, devint une firme mondialement connue, la première société anonyme de l’histoire, avec des actions cotées en Bourse. Très organisée, elle détenait une certaine souveraineté, notamment sur le plan militaire pour défendre ses investissements. La zone concernée, telle qu’elle fut cartographiée, allait du cap de Bonne-Espérance, vers l’est, jusqu’au détroit de Magellan. Le pays est alors à la tête d’un puissant empire colonial et commercial.

8/10 ➤ Rembrandt et le grand genre – Fabrice Conan, historien de l’art

5/11 ➤ Rembrandt et le portrait – Fabrice Conan, historien de l’art

Depuis 350 ans, Rembrandt (1606-1669) incarne le plus grand génie de la peinture hollandaise et l’un des plus grands maîtres de l’histoire de l’art. S’il est très connu pour ses portraits, son œuvre comporte tous les genres et en particulier de nombreux tableaux historiques, religieux et mythologiques. Les scènes qu’il peint sont intenses et vivantes, ce n’est pas un peintre de la beauté ou de la richesse, mais de la compassion et de l’humanité.

12/11 ➤ Les caravagesques d’Utrecht – Anne Embs, conservateur en chef

Brillant foyer du caravagisme européen, l’école d’Utrecht puise sa vitalité à Rome même, où séjournent Hendrick Ter Brugghen, Dirk Van Baburen et Gerrit Van Honthorst. Ces authentiques caravagesques diffusent dans les années 1620 un style, où domine la figure à mi-corps modelée par la lumière, et ouvrent la voie à une intensité narrative magnifiée par Rembrandt.

28/1 ➤ Frans Hals et le portrait – Fabrice Conan, historien de l’art

Frans Hals (1580/83-1666) a peint essentiellement des portraits individuels ou de groupe dont la composition est puissante et vive. Sa capacité à synthétiser une personnalité en quelques touches rapides, mais brillantes, le rend très moderne. C’est un genre florissant en raison de la présence d’une classe marchande importante encline à se faire représenter vêtue de somptueux vêtements. Portraits individuels, autoportraits, portraits de groupe, « tronies »… les Hollandais se mettent en scène.

10/3 ➤ Vermeer, le « Sphinx de Delft » – Anne Embs, conservateur en chef

Johannes Vermeer (1632-1675) est un peintre intimiste par l’esprit et par la forme. Il affectionne les petits formats quand l’époque vouait un culte au grandiose. Sa peinture est l’une des plus poétiques de l’histoire de l’art, alliant quotidienneté et mystère.

24/3 ➤ Vie silencieuse et vanités, la nature morte, secret des choses – Françoise Kunzi, historienne de l’art

« Le langage des fleurs et des choses muettes » écrivait Baudelaire… Les peintres ont l’opportunité de démontrer leur aptitude à peindre de façon « réaliste » textures et surfaces. Ils témoignent des objets produits ou importés, et la nature morte devient signe d’appartenance à une certaine classe sociale. Mais derrière se cachent une dimension religieuse et une vision moralisatrice, qu’il est parfois compliqué de déchiffrer.

7/4 ➤ Vermeer et les peintres des scènes de la vie hollandaise – Anne Embs, conservateur en chef

Les peintres de Delft se sont illustrés dans un large éventail de genres, de la peinture d’histoire aux scènes domestiques et leurs représentations émouvantes de l’intimité, dont le rendu de la lumière est unique comme le démontrent magistralement Pieter de Hooch et Vermeer. Gerard Ter Borch, maillon essentiel dans l’évolution de la scène de genre, inspirera Gabriel Metsu, Frans Van Mieris, Caspar Netscher.

19/5 ➤ Les paysages, reflets d’un pays riche et puissant Anne Embs, conservateur en chef

Les paysagistes néerlandais développent un style de paysage plus réaliste. Ils sont le reflet des richesses économiques du pays: marines et batailles navales, paysages d’eau, paysages champêtres, paysages urbains, théâtre de la vie, paysages avec des animaux, paysages d’architecture – celle des églises en particulier –, et paysages étrangers (italiens, brésiliens…) fascinent les peintres de l’époque.