Les Primitifs flamands

Au XVe siècle, les Flandres, possessions du très riche, puissant et raffiné duché de Bourgogne, sont le foyer d’un renouvellement de la peinture. Les innovations les plus spectaculaires et essentielles sont en premier lieu l’utilisation de la peinture à l’huile, qui suscite l’émerveillement des commanditaires européens, le développement de l’art du portrait, fidèle au modèle, et la peinture de chevalet sur panneau de bois.

Tous les artistes de cette période contemporaine du Quattrocento italien ont en commun un rendu méticuleux des intérieurs bourgeois, des natures mortes, des matières riches, révélant la puissance des commanditaires.

La représentation des sujets à caractère religieux prend place dans le quotidien. Le langage se fait illusionniste. Cette révolution picturale appelée aussi ars nova, par E. Panofsky, est due à trois artistes novateurs : Robert Campin à Tournai, Jan van Eyck à Bruges, Rogier van der Weyden à Bruxelles. À cette génération, vont succéder de remarquables artistes ayant travaillé dans les ateliers de leurs aînés et qui développent leur art de façon personnelle.

  • Fabrice Conan, historien de l’art, intervenant au château de Versailles (FC)
  • Richard Flahaut, conservateur (RF)
  • Anne Embs, conservateur monuments historiques -Drac (AE)
  • Marie-Paule Vial, conservateur en chef (MPV)

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