Galerie et tour du Bois par Nooms Reiner 1688
Les artistes étant logés au Louvre, ils effectuent divers cloisonnements, tout comme les « squatters » des Tuileries, limonadiers et autres occupants. L’incendie en 1787, préparation du muséum et des académies vont changer la donne.
è Les Tuileries
Photo vers 1860 Tuileries. Marie-Antoinette a un appartement car elle vient à l’opéra de Paris. Le 6 octobre 1789, la famille royale arrive à la hâte. Le Pavillon de flore reçoit Mme Elisabeth, madame de Lamballe et les dames d’Honneur. Mesdames Adélaïde et Victoire s’installent au pavillon de Marsan. L’Assemblée nationale siège le 16 octobre dans le manège des Tuileries ; On réalise quelques travaux, notamment pour sécuriser les appartements royaux, attractions parisiennes alors… Le dauphin en promenade, Claude Louis Desrais 1789-91 – Louvre
Prise des Tuileries le 10 août 1792 côté cour Tableau de Duplessis-Bertaux 1793
La Convention qui succéda à la législative le 21 septembre 1792 décrète abolition de la royauté et souhaite s’installer dans le Palais National des Tuileries. Le pavillon central est coiffé d’un grand bonnet rouge de 3m de diamètre. Il faudra 7 mois de travaux pour transformer la salle des Machine et son hémicycle (Gisors) dans l’espace de la scène. Côté cour, on trouve la tribune du président et côté jardin les 750 députés, sur 2 étages, les tribunes du public où 1300 à 1600 personnes exerçaient un terrible poids sur les délibérations. La chapelle est devenue salle des gardes (1ère réunion le 10 mai 1793).
Gravure de l’assassinat du député Ferraud 20 mai 95.
Après dissolution de la Convention le 26 octobre 1795, le Directoire y place le Conseil des Anciens, composé de 250 membres, le conseil des 500 dans la salle du manège, sous le directoire il ira au palais Bourbon.
L’architecture est originale car il n’y a plus de référence aux ordres d’architecture ancienne, c’est un nouveau monde.
è 1806-1807 Construction de l’Arc de Triomphe du Carrousel
En 1806, Percier et Fontaine édifient, dans l’axe du pavillon de l’Horloge et du pavillon central des Tuileries, un petit arc de triomphe, inauguré en 1808. Denon conçoit un décor de bas-reliefs et de statues à la gloire des armées victorieuses. Il donnait accès par l’est, depuis la place du Carrousel, à la cour d’honneur des Tuileries, elle-même séparée de la place par une longue grille.
1806 Commande à Percier et Fontaine d’un arc de Triomphe achevé en 1809. Le groupe chevaux St Marc y est placé au sommet. Quadrige venu en 1797 et rendu en 1815, remplacé par des copies de Bosio avec statue de la Paix ou de la restauration. On note la polychromie des marbres, les chapiteaux de bronze, et le riche décor sculpté à la gloire de la campagne d’Austerlitz.
Un jour de revue en 1810 par Bellangé. L’Espace de la cour est déblayé pour les revues militaires du Quintidi ; puis construction d’une grille et ensuite de l’arc
è 1804-1811 Aménagement de la Grande Galerie. Décor de la Cour carrée. Début des travaux reliant le Louvre et les Tuileries au Nord
L’architecte Fontaine est chargé d’agrandir le musée et d’embellir le palais : un escalier monumental dessert le Salon Carré et la Grande galerie dont la voûte percée de fenêtres crée un éclairage zénithal. Les ailes de la Cour Carrée sont en chantier pour unifier et décorer les façades. Des escaliers s’élèvent à chaque extrémité de la Colonnade dont le pavillon central reçoit une porte de bronze et un tympan. Une aile part des Tuileries le long de la rue de Rivoli pour rejoindre le Louvre.
Pavillon de Marsan fin XVIII dessin Hugues Taraval toue est encore encombré de diverses petites maisons, les lois d’expropriation n’existe pas encore.
Côté jardin percement de la nouvelle rue (future Rivoli) sur la carrière des manèges et jardins privés. Permet de créer l’aille symétrique de la grande galerie en reprenant l’archi d’Henri IV
Panorama eau forte 1828. Sous le 1er empire, le développement des services de la maison de l’empereur et les exigences bureaucratiques d’un état moderne vont justifier la nouvelle aile. Les maisons sont sacrifiées pour créer la place entre les bâtiments. Hôtel de Longueville et écuries d’Orléans de 1780 ont pourtant résistés à cet assaut.
La salle du trône A partir de 1804, grâce au retour à des besoins d’étiquette avec l’Empire, les salles des Tuileries retrouvent leur lustre. La chambre de parade devient salle du trône. Photo 1870.
Trône de Napoléon aux Tuileries (Louvre) Jacob-Desmalter dessin Percier Fontaine
Entrée triomphale de Percier et Fontaine C’est le retour à la vie palatiale. L’Arc sert lors des grandes entrées uniquement
Dessin salle des Maréchaux en 1805 la 1ère salle de l’appartement dans le pavillon central reçoit décor tableaux de maréchaux et cariatides. Le bureau de Napoléon 1er est alors aux Tuileries (aujourd’hui Malmaison)
Galerie des ambassadeurs état dessin de Fortuné la galerie devient de Diane, avec une remise en état des décors XVIIe
Incendie 1871 Le Vestibule incendié, St Cloud est occupé par Prussiens et le feu entretenu par les français…
Tuileries en flammes, dessin musée Carnavalet. Mais une grande partie du mobilier avait déjà été déménagé. Les Français ne veulent plus de ces symboles de l’ancien pouvoir monarchique ou impérial.
è Les Tuileries et le Louvre réunis, le grand dessein
Dès 1848, l’achèvement du Louvre et la réunion des Tuileries au Louvre sont envisagés par le Gouvernement provisoire. Louis Visconti, architecte, est chargé d’établir un projet. Le 12 décembre 1848, l’Assemblée nationale vote des crédits nécessaires à la restauration du Louvre mais refuse toute adjonction de nouvelle construction. L’arrivée au pouvoir de Napoléon III, après le coup d’État du 2 décembre 1851, remet au goût du jour le dessein de réunir les Tuileries au Louvre. Visconti est à nouveau sollicité. Dès février 1852, il propose un nouveau projet. Au nord, du côté de la rue de Rivoli, les bâtiments abriteront une caserne, le Ministère d’État et la bibliothèque du Louvre ; au sud, le long de la Seine, les bâtiments abriteront la salle des États, les Écuries et annexes (dont les appartements du 1er écuyer), un manège sous la salle des États et des galeries pour les collections de peinture et de sculpture du musée. A la mort de Visconti, es travaux sont alors confiés à Hector Lefuel qui sera nommé officiellement architecte en chef des travaux de la Réunion des Tuileries au Louvre en janvier 1855. Le gros œuvre est achevé et inauguré officiellement le 14 août 185. Les travaux de décoration extérieure et d’aménagement intérieur s’étendent, pour leurs parts, de 1854 à 1862. Ils sont confiés à des artistes des plus renommés.
Etat 1848 : le quartier est déserté depuis la Révolution, dans un état pitoyable (cf Balzac la cousine Bette publié en 1831. Après le coup d’état du 2 décembre 1851, Louis Napoléon reprend projet d’achèvement. Plan après l’empire avec aile et rue Rivoli commencée. Aménagements de Fontaine.
Louis Napoléon visite chantier du Louvre, Nicols Gosse 1854.prolongement aile Rivoli.
Gravure état cour des cuisines 17e S
Chantier en 1854 par Baldus, Sous le 1er empire a perdu ses cheminées échafaudage côté Rivoli. Les pierres de taille sont à même la cour.
Pavillon de l’Horloge/ Détail fronton et buste Napoléon I/ Cariatides ajoutées embellissement façade/ Côté galerie état ancien trophées /Fronton reprises N III En 1868, Hector Lefuel transformera les façades du palais en créant des galeries de sept mètres de profondeur plaquées contre les pavillons intermédiaires, le pavillon central et les ailes attenantes. Cette solution, qui aurait placé tout l’appartement de réception historique en second jour, visait à améliorer la circulation dans le palais. Il en sera autrement à la chute de l’Empire.
Le décor extérieur est, est tout à la gloire du Second Empire. Parmi une profusion de figures allégoriques (la Paix, la Victoire, la Force, l’Ordre, l’Abondance, etc.), nombre de statues d’hommes illustres (écrivains, artistes, philosophes, savants, hommes politiques, etc.) sont érigées sur les façades notamment autour de la cour Napoléon. Les arts, les sciences, les métiers et les techniques nouvelles sont aussi représentés. Le décor se fait très couvrant.
Partie de l’aile refaite entre guichets et Flore, Chiffre Louis napoléon et Eugénie
Guichets milieu Galerie, sculpture plus empâtée, dieux marins en écoinçons par Barye. On termine les frontons de la cour carrée.
Fronton côté nord de la cour carrée, sculpture 1er empire plus sèche.
Pavillon Flore avant 1814 / Etat actuel, imposant mais manque de grandeur et de style ; Superposition d’ornements fait riche mais noie les effets d’architecture.
Flore de Carpeaux beau moment sculpté
Visconti présente le projet d’achèvement N III et Eugénie L’empereur et l’impératrice sont très concernés par ce chantier.
Plan second empire 1870. Travaux engagés par Rambuteau, Hausmann a fait percer suite Rivoli. Visconti et Le Fuel ont réuni les palais et créé des cours et des pavillons des deux côtés. La place du Théâtre Français est créée, comme la place du Louvre et la passerelle Solferino. On crée de nouveaux accès au palais impérial, tout le quartier se réorganise.
La cour Napoléon, jardin, grille statues entrée avec statues Histoire et France Victorieuse de Gérard. Photo Baldus.
Aile Richelieu. Pavillons Colbert Richelieu et Turgot. Galerie couvert au rez-de-chaussée. Au 1er grands hommes des arts et sciences. La qualité de la sculpture n’est pas toujours très grande, il faut aller vite. Le programme n’est pas non plus homogène.
Cour état Lefuel Photo Martens
À la fin du Second Empire, la disposition intérieure du palais se présentait de la façon suivante : l’entrée, côté cour, se faisait par le vestibule du pavillon de l’Horloge. Le Grand escalier de Percier et Fontaine menait, au 1er étage, au nord vers la salle des Travées et les tribunes de la chapelle, puis la salle de Spectacle et, en retour vers le sud et le pavillon central, la salle des Gardes puis la galerie de la Paix. Celle-ci conduisait au salon des Maréchaux, occupant tout l’étage du pavillon de l’Horloge : transversal, il était élevé sur deux étages. De ce salon on passait, côté cour, dans le salon Blanc, puis le salon d’Apollon, la salle du Trône, le salon Louis XIV puis enfin la galerie de Diane, qui conduisait au pavillon de Flore, donnant sur la Seine. L’aile sud (vers la Seine) était occupée, au premier étage côté jardin, par les appartements de l’Impératrice (du pavillon de l’Horloge jusqu’au pavillon de Bullant) et les appartements des secrétaires de l’Empereur. Un petit escalier menait de ces appartements vers le vestibule ; le rez-de-cour entre les pavillons de l’Horloge et le pavillon de Flore était affecté au service de l’Empereur et du palais (officiers d’ordonnance, gardes..), le rez-de-jardin à l’appartement de l’Empereur. Des pièces, côté cour, ont été affectées, un temps, au Prince impérial. Le pavillon de Flore, donnant sur la Seine, était occupé par les appartements du Prince impérial. L’aile nord (vers la rue de Rivoli) abritait la chapelle dans le pavillon de la Chapelle au premier étage duquel se situaient la galerie des Travées et les tribunes de la chapelle. L’aile comprise entre ce pavillon et le pavillon de Marsan, à l’extrême nord du palais, était occupée par la salle des Spectacles, bordée du côté de la cour par un étroit couloir courant jusqu’au pavillon de Marsan. Le pavillon de Marsan, donnant sur la rue de Rivoli, était occupé par les appartements affectés aux chefs d’État en visite officielle. À droite du Grand Vestibule, il y avait le Grand Escalier qui menait aux appartements d’apparat du palais.
Salon duc de Morny, ministère d’état de la maison de l’Empereur, habité par le duc de Morny. Une bibliothèque est créée
Plafond du salon dans le pavillon Turgot suite départ ministère finances
Salle à manger. Il sera très difficile de déloger le ministère des finances et de le rapatrier à Bercy. Ceci entraine de grands retards dans la mise en œuvre du « grand Louvre » de Ieoh Ming Pei, architecte américain
Vue avec pyramide de Ieoh Ming Pei. Septembre 1981, la décision du grand Louvre est prise avec la volonté d’achèvement en 1992, pour les 200 ans du musée.
Vue de la perspective vers Champs. Du fait de la destruction des Tuilerie, il y a un problème de perspective. Pour marquer le début de celle-ci, on place la statue de Louis XIV du Bernin (l’originale en marbre était détestée par le roi qui l’avait fait placer au fond du parc de Versailles et transformée en Marcus Cursus), à côté de la pyramide transparente e Pei.
Sculpture Bernin
Le Louvre est enfin achevé !!!

